Le scénario était presque écrit à l'avance. Tout le monde le connaît. Une Italie attentiste par "religion", dominée, refusant le jeu sans toutefois jamais se démonter ni céder à la panique. Puis une banderille qui fait mal, au plus mauvais moment pour l'adversaire, juste quand il croyait enfin avoir pris l'ascendant. Puis la deuxième, celle qui met fin aux espoirs, celle qui fait triompher le réalisme cynique de la Squadra Azzurra.
La première fut l'oeuvre d'un Luca Toni profitant des ratés en série de toute la défense portugaise et du gardien Ricardo sur un centre de Grosso. La deuxième de Pirlo qui, moins défensif qu'à l'AC Milan, livra une prestation magistrale à la direction des offensives transalpines. Le Portugal eut de la peine à s'en remettre, surtout qu'au 1-2 de Quaresma à la 77e, l'Italie répondit instantanément par Quagliarella à la 78e, sur le premier ballon touché par l'attaquant de l'Udinese.
